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Gestion du faisan commun en I&V

 

Depuis 4 ans, la Fédération Départementale des Chasseurs d’Ille-et-Vilaine s’est fixée comme objectif de développer I’implantation d’une population naturelle de faisan commun grâce à des lâchers d’oiseaux de souche sauvage sur différents secteurs du département.
Suite à une sollicitation de l’ACCA de Saint Méloir des Ondes, la commission fédérale « petit gibier » présidée par Gilbert Lerat s’est activée à proposer aux responsables cynégétique un programme de repeuplement pour le département. En juin 2009, l’intervention de M. Pierre Mayot, technicien à l’office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, spécialiste national « faisan » avait contribué fortement à l’élaboration de ce programme.

Comment réussir une opération de repeuplement faisan ?

Quelle surface minimum faut-il ?
La taille du territoire est très importante pour la réussite d’un repeuplement. La surface souhaitée doit être au minimum de 2000 ha, voir plus, un programme sur 5000 ha est fortement conseillé. La notion de groupement (G.I.C.- Groupement d’intérêt cynégétique) peut permettre d’atteindre facilement cette surface idéale.

Combien de temps faut-il ?
Trois années de repeuplement sont nécessaires, il s’agit d’un minimum. Cette période dépend des résultats de l’implantation.
Durant ce laps de temps, la chasse du faisan commun est interdite. En Ille-et-Vilaine, la Fédération Départementale des Chasseurs d’Ille-et-Vilaine, en remplacement offre la possibilité de chasser le faisan obscur et le faisan vénéré.

Quelle souche d’oiseaux doit-on utiliser ?
De nombreux repeuplements en France ont échoué. Après plusieurs programmes d’étude, l’ONCFS a mis en évidence que le résultat dépend essentiellement de la qualité des oiseaux lâchés. Une souche sauvage « F2 – ONCFS » a ainsi été créée par l’élevage de l’ONCFS permettant d’obtenir des résultats très favorables, la survie des oiseaux lâchés est multiplié par 5 pour les oiseaux de la souche « F2 –ONCFS ». La FDC 35 bénéficie dans les repeuplements réalisés des oiseaux de souche « F2 –ONCFS » et des oiseaux de souche « Rambouillet ».

Quelle quantité d’oiseaux faut-il lâcher ?
Sur une période de trois ans, il est nécessaire de lâcher 50 oiseaux / 100 ha. Ce rapport est un minimum, il dépend des résultats de l’implantation.

Que doit-on faire obligatoirement ?
Afin d’augmenter les chances de réussite, un réseau d’agrainage doit-être mis en place. Il est conseillé l’installation d’un agrainoir / 10 ha.
En plus, la lutte contre les nuisibles (renard, fouine, corvidés, …) doit être intense et toute l’année.

Que peut-on faire pour améliorer ?
En plus de l’agrainage et de la lutte contre les nuisibles, la mise en place de culture à gibier et de réserves spécifiques améliore les chances de succès.

Quelle gestion doit-on mettre en place ?
Les prélèvements varient en fonction des résultats des comptages aux coqs chanteurs. Dans plusieurs repeuplements en France, l’exercice de la chasse a débuté lorsque le chiffre de 5 coqs chanteurs / 100 ha a été atteint. Cette reprise de la chasse s’effectue par la mise en place d’un plan de chasse ou d’un plan de gestion. Un prélèvement pour un coq chanteur entendu lors du comptage, est la règle souvent appliquée.

Quels sont les aides de la FDC 35 ?
La Fédération Départementale des Chasseurs d’Ille-et-Vilaine :
- finance 50% du montant du lâcher à condition que les signataires respectent les fondamentaux d’un repeuplement faisan.
- apporte une assistance technique
- apporte une surveillance de territoire


Dénombrement de coqs chanteurs, la seule méthode qui permet de suivre l’évolution des populations.


Quels objectifs visés ?

Connaître l’effectif reproducteur ou ses variations par le dénombrement des coqs territoriaux au printemps et l’estimation du rapport des sexes.

Description de la méthode
Cette méthode est spécifique au faisan commun et ses sous-espèces, non utilisable pour le faisan vénéré, elle peut être mise en œuvre en avril et mai pendant la reproduction de l’espèce, sur tout le territoire national avec des faisans d’origine naturelle ou d’élevage. C’est la méthode la plus utilisée en France.
En début de saison de reproduction, de mars à juin, les coqs territoriaux émettent des chants audibles à plusieurs centaines de mètres, ce qui permet de les repérer. Le rythme d’émission de ces chants, maximum en début et en fin de journée, décroît à partir du mois de mai. Effectués sur l’ensemble du territoire, les comptages de coqs chanteurs sont généralement réalisés en avril de 17 à 19 heures, voire le matin jusqu’à 9 heures, sur une seule journée.
Chaque observateur couvre une zone d’écoute dont la superficie varie de 15 à 60 hectares. Il est muni d’une paire de jumelles, d’une montre, ainsi que le plan de sa zone d’écoute, sur lequel il note l’heure exacte et la position approximative de tout faisan repéré. Il reste fixe au centre du secteur pendant la première heure et se déplace durant la deuxième pour préciser la position des oiseaux.
Traitements des résultats et restitution
A la fin du recensement, le recoupement des données des fiches de comptage doit être réalisé par l’organisateur du comptage en présence des chefs d’équipe, voire des participants. Le bilan global est un nombre de coqs détectés et la densité correspondante.
Le résultat permet d’estimer l’évolution du cheptel reproducteur, en combinant le nombre de coqs recensés avec le rapport des sexes observé lors du comptage ou au cours de tournées spécifiques en Mars-Avril.

En Ille-et-Vilaine, 4 opérations de repeuplement sont actuellement en cours : cliquez ici pour les visualiser.