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Le Petit Gibier

 
  • Le lièvre

Le lièvre est présent sur la totalité du département d’Ille et Vilaine, à des densités variables selon l’orientation agricole : densité plus faible dans la zone à dominante bocagère, densité plus forte rencontrée sur les zones ouvertes à dominante de céréales.
Les prélèvements ont fortement chuté depuis le milieu des années 70 (15 000 lièvres prélevés) pour atteindre un niveau de 5 000 lièvres prélevés au milieu des années 80.
Les mesures fortes de gestion misent en place au début des années 90 (limitation du nombre de jour de chasse/plan de chasse) ont permis de stopper l’hémorragie. Depuis 2007, les mesures prisent dans le cadre du premier Schéma Départemental de Gestion Cynégétique portent leurs fruits et une amélioration des niveaux de population est observée.


  • Le lapin de garenne

Le lapin de garenne est confronté au triple effet des maladies (VHD myxomatose), de la dégradation de son habitat (bocage, prairie permanente) et souvent d’une gestion cynégétique mal adaptée.
Les noyaux de population ne cessent de s’amenuiser ; dans bon nombre de communes le lapin n’est encore présent qu’aux abords des zones urbanisées.
Autrefois, il constituait la liesse de la chasse au petit gibier. Actuellement, les prélèvements sont environ 6 fois moins importants qu’il y a 20 ans. Compte-tenu de l’évolution agricole de notre département, la situation risque de ne pas s’améliorer.


  • La perdrix grise - La perdrix rouge

L’intérêt porté aux perdrix (grises et rouges) est très fort au sein de la communauté cynégétique d’Ille et Vilaine, malgré la disparition des souches naturelles depuis le milieu des années 70.
Les niveaux de prélèvements sont relativement stables pour les 2 espèces, grâce à des efforts importants de repeuplement en été et également des lâchers de tir.



  • Le faisan

Les prélèvements ont chuté de près de 40 % en 20 ans. Le faisan commun est essentiellement un oiseau de « lâcher de tir ». Cette situation est probablement due à une certaine érosion des capacités financières des gestionnaires de territoire et aussi à une certaine remise en cause par les chasseurs de cette pratique de lâcher.
La Fédération Départementale des Chasseurs d’Ille et Vilaine, depuis 4 ans, développe l’implantation de population naturelle grâce à des lâchers d’oiseaux de souche sauvage sur différents secteurs du département.
La Fédération souhaite prouver que le faisan peut être autre chose qu’un « trompe bredouille ».


  • Le renard

Le renard est un animal opportuniste et colonisateur.
Les prélèvements moyens depuis 20 ans sont proches de 12 000 renards ; la population compense très rapidement les baisses d’effectifs.
La chasse du renard en battue est une véritable institution dans le département.


  • La bécasse des bois

La bécasse des bois est un oiseau mythique pour nos chasseurs, souvent spécialisés et toujours passionnés.
La Fédération d’Ille et Vilaine, en partenariat avec l’ONCFS, effectue plusieurs suivis : hivernage, migration, prélèvements, âge/ratio.
Les études sur cette espèce sont nombreuses ; les connaissances actuelles permettent de mettre en place une gestion de cette espèce.


  • Le pigeon ramier

Le pigeon ramier est devenu, depuis la raréfaction du lapin de garenne, le 1er gibier prélevé en Ille et Vilaine.
Les effectifs européens sont en nette progression.
Cette espèce s’est particulièrement bien adaptée à l’évolution de son habitat. En période de reproduction, le pigeon est abondant en Ille et Vilaine, notamment aux abords et à l’intérieur des zones urbanisées.
Dès la mi-novembre, des migrateurs viennent renforcer les effectifs. Cette forte présence permet des prélèvements conséquents et compense le manque de certains petits gibiers.
De plus en plus de chasseurs se spécialisent. Le S.DG.C. 2013-2019 prévoit un prélèvement journalier de 20 oiseaux/chasseur/jour (cf. Aspect réglementaire du S.D.G.C. en cliquant ici), ceci afin de limiter des prélèvements journaliers excessifs.