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Programme Agrifaune

 


Le réseau Agrifaune est un partenariat national qui, depuis 2006, associe les chambres d’agriculture, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) et la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA).
Ce réseau a pour but de promouvoir et de développer les aménagements agricoles en faveur de la faune sauvage et de la faune ordinaire. Il s’agit de montrer qu’une coopération entre chasseurs et agriculteurs est possible afin de concilier biodiversité et agriculture.
Les programmes Agrifaune se déclinent à l’échelle locale : ainsi, en Ille et Vilaine, c’est une convention entre la Coopedom, l’ONCFS, la Chambre d’Agriculture d’Ille et Vilaine et la Fédération Départementale des Chasseurs d’Ille et Vilaine qui a permis de réaliser l’étude de radiopistage à partir de 2010.




CONVENTION DE PARTENARIAT RESEAU AGRIFAUNE
ILLE ET VILAINE


VU Le contrat d’objectif de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage 2012 – 2014 (Objectif 32 - Enjeu 10 : Faire évoluer et promouvoir les pratiques conduisant à une gestion durable des espèces chassables dans les territoires agricoles et forestiers)
VU La convention de mise en place du réseau Agrifaune
Entre :
La Fédération Départementale des Chasseurs d’Ille-et-Vilaine
(FDC 35), située à Beauregard 35630 HEDE, représentée par monsieur André DOUARD, son président ;
La Chambre Départementale d’agriculture d’Ille-et-Vilaine (CA 35), située Technopole Atalante Champeaux Rond Point Maurice Le Lannou 35000 RENNES, représentée par monsieur Marcel DENIEUL, son président ;
La coopérative agricole Coopédom, située 11 rue de la cidrerie 35113 DOMAGNE, représenté par monsieur Philippe ETIENNE, son président ;
L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) - Etablissement Public à Caractère Administratif, dont le siège est situé au 85 bis avenue de Wagram 75017 Paris, représenté par son Directeur Général, Monsieur Jean-Pierre POLY ;
Actions à mettre en œuvre


L’action principale est la poursuite de l’étude engagée sur l’évaluation de l’impact de la fauche industrielle dans le secteur de la COOPEDOM sur la population de lièvres. 
Dans le cadre de cette poursuite expérimentale, plusieurs actions devront être réalisées :
- Améliorer la connaissance de la fréquentation dans l’espace et le temps des parcelles agricoles par des lièvres équipés d’émetteurs,
- Mettre en place des outils de communication sur l’expérience (articles de presse, visites, formations…).


Les axes de travail  :


L’objectif étant d’apporter des éléments de réponse concernant :

  • Le domaine vital diurne du lièvre


- Etude du domaine vital diurne
- Influence du sexe sur la taille du domaine vital

  • L’habitat disponible sur le territoire étudié


- Description de l’habitat disponible
- Evolution de la hauteur des différents milieux

  • La sélection du milieu par le lièvre


- Etude de la sélection potentielle d’habitat sur la durée totale du suivi
- Evolution de la fréquentation des différents milieux au cours du temps
- Etude de la sélection potentielle d’habitat au cours du temps
- Etude de la sélection potentielle des parcelles de luzerne selon leur hauteur


Le suivi de 2013 :


En 2013, 20 lièvres ont été capturés à l’aide de filets lors de 2 journées de reprise.
Chaque lièvre capturé a été équipé d’un collier émetteur. Chaque émetteur émet à une fréquence particulière pour une durée de 10 mois environ qui permet donc d’identifier de manière unique chaque animal.
L’émetteur émet des ondes perçues par une antenne réceptrice reliée à un boitier. Lorsque le lièvre est dans le périmètre de l’antenne réceptrice, il y a émission d’un bip régulier. Ce signal est de plus en plus fort à mesure que l’antenne est dirigée vers l’émetteur et que la distance à l’émetteur est faible.
Pour réaliser la cartographie de l’habitat des lièvres munis de colliers émetteurs, leur position est relevée tous les jours. Les résultats sont ensuite notés sur des feuilles de suivi. Le but de l’étude est de réussir à pouvoir localiser le lièvre dans un type de culture, puis sa localisation à une échelle plus fine (centre de champ ou bordure de parcelle).
La méthode de triangulation permet d’avoir une localisation précise sans déranger le lièvre. Elle consiste à effectuer 3 pointages à des endroits choisis (bordures de champs) et de recouper les directions obtenues afin d’avoir une zone plus précise de là où se situe le lièvre.


Les premiers résultats …


Nous avons pu montrer au cours de cette étude que l’utilisation du milieu par le lièvre d’Europe évoluait au cours de la saison, ce qui était corrélé avec les variations de la hauteur des cultures étudiées. Ses préférences passent des céréales et des prairies aux parcelles de maïs au cours de l’été. Les luzernières quant à elles forment un milieu apprécié par les lièvres entre les mois de mai et de septembre, vraisemblablement en raison de leur couvert présent régulièrement.
Ces résultats montrent tout d’abord que la présence des luzernières est utile aux lièvres comme zone refuge. Mais elles peuvent aussi devenir de véritables pièges au moment de la fauche. L’étude réalisée donne de premiers éléments pour comprendre ce qui détermine l’utilisation de ces parcelles. L’analyse des résultats de l’année 2014 permettra d’affiner ces conclusions, en particulier pour l’étude de la préférence des luzernières en fonction de leur hauteur, de leur densité et de leur âge.


Et en 2014, …..


Concernant l’année 2014, il est prévu de maintenir le suivi mis en place en 2012 et 2013. Deux journées de capture seront organisées en mars 2014.

sser