> Le savoir-faire des Fédérations > Protection des habitats

Etangs du Petit et du Grand Loc’h

Guidel - Morbihan

La réserve du Loc’h, constituée du Grand et du Petit Loc’h, est située sur le littoral morbihannais, à 10 kilomètres à l’ouest de Lorient.

Autrefois ancien bras de mer (ria), le site comporte deux entités distinctes mais reliées l’une à l’autre : les anciens polders du Grand Loc’h et l’étang du Petit Loc’h.

Près de 400 espèces végétales ont été recensées et plus de 150 espèces d’oiseaux ont été observées sur le site.

Depuis 2008, le site est classé en Réserve Naturelle Régionale (RNR) confirmant ainsi son grand intérêt écologique.

 

UN MILIEU FAÇONNE PAR L’HOMME

Ancien bras de mer, le site est transformé en polder à la fin du XIXème siècle en vue d’une mise en valeur agricole (maraîchage, cultures céréalières et pâturage de bovins laitiers).

Aujourd’hui, c’est un vaste marais d’eau douce, sous l’influence toutefois de l’océan tout proche.

En 1994, le Grand Loc’h est acheté par le Conseil Général du Morbihan et la Fondation nationale pour la protection des habitats de la faune, avec le soutien de la commune de Guidel et la Fédération Départementale des Chasseurs du Morbihan.

En 2006, le Petit Loc’h, constituant l’entrée de cette ancienne ria et situé sur le domaine publique maritime, est associé au Grand Loc’h pour une gestion plus cohérente de l’ensemble du site.

En accord avec les différents partenaires, la gestion du site du Loc’h a été confiée à la Fédération des chasseurs.

Les objectifs sont la sauvegarde de ce remarquable écosystème et sa découverte par le public.

En 2008, le site est classé en Réserve Naturelle Régionale (RNR).


UNE FLORE ADAPTEE

Le site est une véritable mosaïque de formations végétales composée de prés salés à salicorne et puccinellie ainsi que de saulaies, roselières et prairies naturelles.

Près de 400 espèces végétales ont été recensées sur l’ensemble du marais. Parmi elles, on trouve, sur des superficies non négligeables, des espèces rares et d’importance patrimoniale inscrites sur la liste rouge des plantes menacées du massif armoricain (Carex punctata, Orchis laxiflora…). Le site abrite les plus belles stations de Puccinellia fasciculata, de Puccinellia distans et de Potentilla naumanianna du Morbihan.

Le site du Loc’h recèle également des groupements végétaux remarquables répertoriés au titre de Natura 2000 (prairies subhalophiles, prairies oligotrophes…). Ces habitats représentent plus de 15 hectares soit un quart de la superficie de la zone.

La gestion mise en place (pâturage et fauchage) a permis l’augmentation de la diversité floristique des lieux, comme en témoignent les résultats des suivis scientifiques, et la réapparition d’espèces patrimoniales (Trifolium michelianum, Eleocharis parvula...) en zone pâturée.

L’installation d’un rucher sur la réserve, en 2011, contribue activement à la pollinisation.

Autour du marais, les nombreux bosquets et haies à la végétation composée notamment d’essences fruitières offrent à la faune sauvage nourriture, site de reproduction et abri.


UNE GRANDE DIVERSITE D’OISEAUX

Depuis l’année 2000, début des inventaires, plus de 150 espèces ont été observées sur le site du Loc’h.

On note sur les lieux trois grands groupes d’oiseaux aux exigences écologiques différentes :

  • des espèces « littorales » (goéland, mouette, cormoran, tadorne),
  • des espèces «  continentales » (fauvettes, mésanges, pigeons, etc.),
  • des espèces « de zone humide » (oies grises, canards, hérons, petits échassiers, etc.).

Le marais présente un réel intérêt en période de migration (halte migratoire pour le phragmite aquatique, les limicoles et les canards) mais également pendant l’hiver où il accueille de nombreuses espèces, et en grande quantité : vanneaux, pluviers dorés, bécassines, sarcelles d’hiver, canards colvert pour les principales.

Parmi toutes ces espèces, nombreuses sont celles qui sont rares ou protégées (31 espèces sont inscrites à l’annexe 1 de la Directive oiseaux) comme le butor étoilé, le busard des roseaux, la grande aigrette, l’échasse, la spatule, etc.

sser